PARIS, 19 mars 2008 (AFP). La fédération France Nature Environnement (FNE, 3000 associations) et Greenpeace se sont « réjouies » mercredi de la décision du Conseil d’Etat, qui a confirmé la décision du gouvernement de suspendre la culture du maïs OGM MON810.
« Il s’agit d’une très bonne nouvelle », a déclaré à l’AFP Arnaud Apoteker, spécialiste des OGM à Greenpeace. « Le lobby OGM a essayé d’utiliser toutes les astuces juridiques pour nous les imposer mais le Conseil d’Etat a reconnu malgré tout le droit du gouvernement français à protéger les citoyens », a-t-il poursuivi en rappelant que le maïs génétiquement modifié ne représentait que « moins de 1% de la surface totale du maïs en France ».
Le Conseil d’Etat a rejeté mercredi le recours de semenciers et producteurs de maïs, qui réclamaient la suspension de l’arrêté d’interdiction de la culture du maïs OGM en 2008, ce qui confirme la décision du gouvernement.
Toutefois, pour Greenpeace, « le vrai test sera la loi à partir du 1er avril », lors de la discussion du texte sur les OGM devant l’Assemblée nationale: « Il faut que le gouvernement se sente renforcé par cette décision et amende le projet de loi qu’ont gâté les sénateurs en proposant des amendements au nom du principe de précaution », a souligné M. Apoteker.
« L’interdiction de cultiver du MON810 est une victoire collective », a estimé FNE dans un communiqué, saluant le travail des associations, le Grenelle de l’environnement, « l’esprit d’ouverture de plusieurs représentants de la profession agricole et l’engagement de Jean-Louis Borloo et de Nathalie Kosciusko-Morizet », les ministres et secrétaire d’Etat chargés de l’Ecologie.
« Seul l’intérêt général est victorieux », a jugé FNE, qui a affirmé sa « volonté très ferme de poursuivre le dialogue noué lors du Grenelle de l’environnement avec les représentants de la profession agricole ».














