31 mars 2008

BREST, 31 mars 2008 (AFP). La première hydrolienne (turbine sous-marine) de France a été immergée lundi dans l’estuaire de l’Odet, près de Benodet, dans le Sud Finistère, pour vérifier les capacités de ce type d’engin à produire de l’électricité à partir des courants marins, a-t-on appris auprès du groupe DCNS.

La structure de l’engin expérimental a été réalisée dans les ateliers du groupe public de construction navale militaire DCNS (ex-DCN) de Brest qui complètera l’installation, mardi, par l’immersion du rotor (partie mobile) de 3 mètres de diamètre de la machine.

Sabella DO3, du nom des vers de mer (sabelles) qui « savent se servir des courants pour capter leur nourriture », est un prototype de sept tonnes, construit à l’échelle d’un tiers.

Le concept a été labellisé en 2005 par le Pôle breton de compétitivité « Mer », dans le cadre d’un programme « Marénergies » bénéficiant d’aides publiques et du soutien de l’Ademe.

Après la période de tests, le projet vise à installer une première hydrolienne de 200 kW, suivie de cinq engins de même puissance (1 GW en tout) dans des sites à plus forts courants marins au large de la Bretagne comme le Raz de Sein (3,5 mètres/seconde) ou entre les îles d’Ouessant et de Molène (4m/sec), soit 5 millions d’euros d’investissements pour chacune des deux phases.