PARIS, 19 mars 2008 (AFP). Le groupe américain Monsanto, qui commercialise le maïs OGM MON810, s’est dit « déçu » de la décision du Conseil d’Etat de rejeter sa demande de suspendre l’arrêté d’interdiction de la culture du maïs transgénique en 2008, mais est « convaincu » de pouvoir l’emporter par la suite.
« Nous sommes déçus de la décision du Conseil d’Etat », a indiqué à l’AFP mercredi le concepteur du seul maïs OGM autorisé jusqu’à présent dans l’Hexagone.
Monsanto, qui avait déposé fin février des recours auprès du Conseil d’Etat conjointement avec des producteurs et des semenciers, a estimé que le Conseil d’Etat ne prenait pas « en compte les besoins urgents des producteurs de maïs français qui n’auront pas la liberté de semer de variétés de maïs MON810 en 2008 et ne pourront donc pas bénéficier des avantages économiques, agronomiques et environnementaux dont ce produit a fait la preuve ».
Le Conseil d’Etat a rejeté mercredi les recours de producteurs qui réclamaient la suspension de l’arrêté d’interdiction de la culture du maïs OGM en 2008, ce qui confirme la décision du gouvernement.
Cependant, la décision du Conseil n’est pas définitive, puisque l’institution devra encore se prononcer sur le « fond » du dossier, à une date qui reste à fixer.
« Nous sommes convaincus que nos arguments et ceux des coplaignants (producteurs de maïs, sociétés de semences et associations professionnelles) l’emporteront une fois que l’interdiction aura été débattue et tranchée sur le fond », a affirmé Monsanto.














