VANCOUVER (Canada), 13 mars 2008 (AFP). La mise en place de normes écologiques dans la construction réduirait les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 35% en Amérique du nord, indique un rapport publié jeudi par des experts travaillant pour l’Accord nord-américain de libre-échange (Alena).
Selon le rapport rendu public à Vancouver (ouest du Canada), les bâtiments sont responsables chaque année du rejet de plus de 2.200 mégatonnes (Mt) de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère, soit environ 35% de la quantité totale sur le continent.
Les responsables politiques et les milieux d’affaires nord-américains se sont jusqu’ici presque exclusivement penchés sur les effets du transport et de l’industrie pétrolière sur le changement climatique, ignorant « l’énorme potentiel » écologique d’une meilleure gestion des constructions et de l’exploitation des bâtiments, selon Jonathan Westeinde, responsable de ce dossier au sein de la Commission de coopération environnementale de l’Alena.
« Si nous amenons les constructions à un niveau (écologique) supérieur d’ici 2030, la réduction de CO2 serait équivalente à toutes les émissions provenant du secteur des transports aux Etats-Unis », a-t-il dit à l’AFP.
Selon le rapport, les bâtiments écologiques les plus avant-gardistes permettent de réduire de 30% à 50% la consommation d’énergie par rapport aux bâtiments classiques, et les bâtiments les plus efficaces atteignent même un rendement de 70% supérieur à celui des bâtiments traditionnels.
L’Amérique du nord est loin derrière l’Europe dans ce domaine, selon M. Westeinde.
« L’industrie du bâtiment en Amérique du nord a le budget de recherche et de développement le plus bas de toutes les industrie nord-américaines (…) et de toutes les industries du bâtiment dans le monde », note-t-il.
« Je pourrais dire que l’Amérique du nord n’a aucune vision de ce qu’elle essaie d’accomplir en matière de changement climatique », ajoute-t-il.














