VIENNE, 6 mars 2008 (AFP). Une trentaine de militants de Greenpeace ont bloqué jeudi matin une filiale de la banque autrichienne Erste Bank dans le centre de Vienne pour protester contre son financement de la centrale nucléaire de Mochovce en Slovaquie.
Les militants ont érigé un mur de briques devant l’entrée principale de la banque sur l’une des principales avenues piétonnes commerciales de la capitale, en appelant Erste Bank à annuler le crédit accordé au producteur slovaque Slovenske Elektrarne qui projette d’agrandir la centrale de Mochovce.
« Il faudrait arrêter le projet et aujourd’hui nous arrêtons les affaires de la banque » qui finance le projet, a souligné le porte-parole de Greenpeace Autriche, Jurrien Westerhof.
La banque slovaque Slovenska Sporitelna, appartenant à Erste Bank, fait partie d’un consortium de banques européennes ayant accordé un crédit de 800 millions d’euros au premier producteur slovaque d’énergie, Slovenske Elektrarne. Ce dernier prévoit de construire deux réacteurs dans la centrale en question.
Selon son porte-parole Michael Mauritz, Erste Bank exclut totalement de se retirer du contrat slovaque.
L’obstruction de la banque par les militants a été interrompue au terme d’une heure trente de manifestation par l’arrivée des forces de l’ordre qui ont dégagé les briques devant l’entrée de l’établissement. Une seconde entrée avait été laissée libre pour permettre aux clients de s’y rendre, car un blocage total de l’accès à la banque aurait valu des conséquences juridiques sévères à Greenpeace.
L’Autriche est un ferme opposant à l’énergie nucléaire depuis l’adoption d’une loi en 1978 interdisant toute construction de centrale atomique sur son territoire.














