TUNIS, 27 mars 2008 (AFP). Des experts africains et européens ont souligné jeudi la nécessité d’une coopération sud-sud pour améliorer l’accès à l’eau potable en Afrique, lors d’une réunion à Tunis à l’initiative de la Banque africaine de développement (BAD).
Ces experts et représentants d’organismes internationaux, parmi lesquels le Conseil mondial de l’eau (CME), préconisent un transfert entre les pays africains concernant les savoir-faire en matière de mobilisation des ressources hydriques.
« Certains pays africains bénéficiant d’une bonne expertise dans le domaine du transfert de l’eau sont appelés à exporter leur savoir-faire dans le cadre d’une coopération sud-sud », a déclaré à la presse Loïc Fauchon, président du CME.
Les participants à « la première semaine africaine de l’eau » ont aussi lancé l’idée de la mise en place d' »infrastructures transfrontalières » pour le transfert de l’eau.
Les discussions ont également porté sur la nécessité d’un plus grand engagement des bailleurs de fonds en matière de financement des infrastructures et la préparation d’une stratégie d’adaptation aux changements climatiques.
Siswe Mandla Ghanthso, vice président de la BAD, a souligné la nécessité d' »une meilleure harmonisation des stratégies » de mobilisation des ressources hydriques.
A l’ouverture de la réunion mercredi, le président de la BAD, Donald Kaberuka, avait affirmé que seulement 4% des ressources en eau étaient exploitées en Afrique contre 70 à 90% dans les pays développés, indiquant que 340 millions d’Africains n’avaient pas accès à l’eau potable.
La réunion qui se poursuit jusqu’à vendredi devrait soumettre des recommandations au 5e forum mondial de l’eau prévu en mars 2009 à Istanbul.














