iter-manosque-1.jpg

Ne vous fiez pas au lugubre sentiment d'oppression que suggère cette remarquable vue de synthèse : nous la choissisons ici pour illustrer une audacieuse mise en oeuvre du béton, matériau de prédilection... de l'industrie nucléaire... Commandé par le Conseil régional PACA, le lycée international ITER de Manosque accueillera les enfants de personnel en poste au chantier ITER, International Thermonuclear Experimental Reactor , le fameux projet de réacteur expérimental à fusion nucléaire du site de Cadarache où se réuniront une dizaine de nationalités : de la maternelle au baccalauréat y seront dispensés des enseignements bilingues en anglais, français, allemand, coréen, chinois, espagnol, hindi, italien, japonais, russe et portugais... Conçu par les architectes Rudy Ricciotti et Jean-Michel Battesti, mis en oeuvre par l'entreprise Léon Grosse, le lycée ouvrira à la rentrée 2009. Outre une conception originale sur fond de sculptures et jeux de formes, le bâtiment sera coiffé d'une toiture végétale : c'est l'une des meilleures solutions écologiques pour gérer les alternances de pluie et soleil qui innondent le bâtiment traditionnel. Avec une toiture végétale, les excès d'eau sont bus par les plantes et les grosses chaleurs tempérées par la végétation luxuriante. Mais l'avantage principale de ce mode de couverture reste sur le long terme sa formidable capacité d'intégration dans le paysage montagneux de l'arrière pays provençal où se trame peut-être l'avenir énergétique de l'humanité...

iter-manosque-2.jpg

Sur un terrain de 7 hectares, le bâtiment principal sera un rectangle d’environ 140 mètres par 190 mètres construit, avec un budget de 37,5 millions d’euros HT, en béton, en bois et en verre de garrigue. Ainsi, «depuis les hauteurs de Manosque, la toiture plantée d’un registre endémique s’intégrera en douceur au milieu des prés», expliquent les architectes, qui se sont inspirés d’une architecture de cloître. La lumière joue sur les colonnades de poteaux arborescents, encadrant des patios paysagés. Les différents locaux sont desservis par des ruelles ouvertes sur le ciel, une organisation qui «renouvelle directement l’archétype du bâtiment scolaire, souvent parcouru de sombres couloirs». Source : BatiActu