15 juin 2007

seagen_imbedded_use.jpgL’énergie hydraulique, largement exploitée en France au niveau des cours d’eau grâce aux barrages, possède encore un potentiel d’exploitation si l’on considère les fonds sous marins : le principe de l’hydrolienne, sorte d’éolienne immergée, est ainsi défendu par la société quimpéroise (finistère) HydroHélix, qui prévoit d’installer un prototype de 10 KW dans l’estuaire de l’Odet. Plus au Nord, on passe déjà à la vitesse supérieure : la société anglaise Marine Turbines commencera dès le mois d’aout les travaux d’installation d’une hydrolienne de 1.2MW, au large de l’Irlande du Nord, dans la région de Strangford Lough.  C’est une première mondiale.

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Les avantages de ce type d’installation, faut-il le rappeler, sont nombreux. En effet les hydroliennes bénéficient des bienfaits de l’éolienne (durabilité, neutralité environnementale) en palliant ses principals défauts liés aux zones d’implantation : modification des paysages et irrégularité de la production. En comptant sur les marées, les hydroliennes se basent sur un cyclé énergétique d’une fiabilité intemporelle. Ce premier modèle, un prototype, mettra en évidence les caractéristiques de fonctionnement de ce type d’installation : sa vitesse lente (10 à 20 rotations par minute) ne devrait pas engendrer de nuisances significative sur la faune habituée des zones à courants forts où l’hydrolienne sera installée. Une étude d’impact, notamment sur les mammifères marins, sera mené par l’université de Belfast pour cette première mise en service.