Parfois la justice connait des moments de lucidité. La société Monsanto, fabricant du Round Up, a été condamnée à 15000 € d’amende et à la publication du jugement dans le quotidien Le Monde et dans une revue de jardinage, pour publicité mensongère. C'est l'association Eaux et Rivières de Bretagne qui a sonné l'alarme à la vue des publicités pour ce dangereux pesticide chimique, vantant sa biodégradabilité. En 2001, à sa demande, les inspecteurs de la répression des fraudes avaient dressé procès verbal envers les dirigeants de la société Monsanto, fabricant du Round Up, et la société Scotts France, distributeur de ce pesticide, pour publicité mensongère.

Les campagnes de publicité pour le Round Up à la télévision et sur les emballages du désherbant présentaient le produit comme respectant l’environnement. Cette banalisation explique le fort taux de pollution des eaux françaises : les deux molécules chimiques issues du Round Up, sont détectées respectivement dans 55 % et 35 % des eaux superficielles.

Maintenant, les fabricants et distributeurs de pesticides ne pourront plus prétendre que les pesticides respectent l’environnement. En plus, l’article 36 de la loi sur l’eau adoptée le 30 décembre 2006 par l’assemblée nationale renforce cette interdiction en prohibant "les publicités pouvant donner une image exagérément sécurisante ou de nature à banaliser leur utilisation".

on rappele que la France est l'un des pays les plus consommateurs de produits phytosanitaires au monde. Lire à ce sujet l'étude "effets chroniques des pesticides sur la santé, état actuel des connaissances" . Lire aussi l'étude du Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures.