C’est incroyable. On connaissait déjà le grave problème de la biopiraterie : de nombreuses multinationales essaient en permanence de s’approprier, par le biais du brevetage international, les recettes ancestrales d’utilisation d’espèces végétales connues et utilisées depuis des millénaires par les guérisseurs autochtones, comme les chamans. Ce qui pourrait paraître, à nous autres européens, un problème lointain cantonné aux profondeurs de la forêt amazonienne, nous concerne malheureusement aussi, et nous touche. Ainsi, l’association Kokopelli, basée à Alès (Cévennes, Gard), oeuvre pour la sauvegarde et la mémoire d’un maximum de semences végétales de nos régions tempérées. A ce titre, Kokopelli intervient à plusieurs niveaux : plublication d’un livre annuel, qui recense 2700 variétés et espèces principalement alimentaires. L’association propose aussi une boutique en ligne de semences, regroupant l’ensemble des variétés proposées.
Si nous vous parlons aujourd’hui de kokopelli, c’est que l’association vient d’être attaquée et punie pour ces actions par une justice qui décidément n’en finit pas de nous décevoir. Clairement, l’institution judiciaire prend parti pour les lobbies industriels et multinationales, dont l’objectif primaire est de calculer les meilleures stratégies pour bloquer la libre diffusion de ce qui pour elles représente un cash flow important : le négoce des semences…
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