
On y est presque ! les premiers reportage télévisés traitant du 25 décembre sont apparus sur les chaines d’état (c’est à dire tout le PAF, y compris la pseudo privée de Patrick Le Lay). Il était temps : le moral des ménages baisse, la consommation est en berne, la croissance poussive. Les termes des commentateurs, toujours aussi positifs et niais (surtout dans les éditions de 13h), ne manquent pas : « Joies » de noel, « fête » pour les enfants (du tiers monde?), « retrouvailles » en famille (dans les banlieues ?). Evidemment une autre interprétation est possible : surbouffe, indigestion, jouets à gogo, gaspillage maximum, hausse des suicides, consommation record d’électricité pour les éclairages publics. Une fois n’est pas coutume, nous choisissons de nous associer aux cris désespérés des derniers catholiques de France : « Ne perdons pas la Terre ! Nous n’en avons qu’une ! Notre mode de vie lui inflige de graves blessures et met en péril l’avenir de l’humanité : la surexploitation des ressources naturelles, le dérèglement climatique, la pollution des écosystèmes autant de facteurs qui aggravent les inégalités et les conflits entre les peuples… »
Ces belles paroles, proférées par l’ACE (Association Catholique des Enfants), ont notre entière approbation : Quand à faire du 25 décembre la fête du petit jésus, il n’y a qu’un pas dont nous retiendrons l’humble démarche : « Décidons de vivre Noël autrement…comme Jésus l’a vécu. Il vient les mains vides, c’est un enfant qui a besoin de nous, qui tend les bras vers l’humanité. »
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(Évêque de Troyes )publié par l’antenne Environnement de Pax Christi,














