5 avril 2009

A l’occasion de la semaine du développement durable, Beautiful Monday, agence d’événements eco-conçus, organise à la Galerie WANTED une exposition d’œuvres d’art et de design créées à partir d’objets récupérés.

Une dizaine d’artistes, sélectionnés par Elise Morin, directrice artistique indépendante, exposeront leurs créations qui conjuguent beauté, poésie, humour et récupération

Grâce à ces créateurs, appareils ménagers, tapisseries au point de croix, bidons en plastique, bouteilles, disques, baignoires, composants électroniques, … ont retrouvé une seconde vie et peut-être même trouvé l’éternité dans des œuvres originales et séduisantes : installations, peintures, photos, mobilier…

 

Faire du beau avec du vieux, des meubles design avec une vieille baignoire ou une sculpture en composants d’ordinateurs, voilà un moyen de « réenchanter le recyclage », comme ont voulu le prouver 14 plasticiens et designers qui exposent à Paris leurs oeuvres dans « Re-art ». Cette exposition, qui se tenait  à la galerie Wanted à Paris à l’occasion de la semaine du développement durable, réunit 65 oeuvres réalisées à partir d’objets de récupération, bidons de lessive, vieux papiers ou palettes de bois.

« Nous voulons réenchanter le recyclage, mixer l’éphémère et le durable« , a expliqué vendredi à l’AFP Grégoire Decaux, directeur de Beautiful Monday, une agence qui organise des événements liés à l’écologie.

« On peut faire des choses précieuses avec des matériaux pauvres« , renchérit la designer Elise Morin, qui a offert une deuxième vie à 1.600 pailles en plastique suspendues pour constituer un lustre délicat.

Un fauteuil a été réalisé à partir d’une énorme bobine de papier, la maquette d’une ville en circuits imprimés, entre lesquels poussent des brins d’herbe, ou un canapé grâce à une baignoire.

Le Belge Joachim de Callatay présente une paire de chaussures créée à partir d’une vieille palette de bois et d’une chaise en cuir. « J’aime le côté vivant du vieux bois patiné », dit le designer dont le but est « qu’on ne voit plus que c’est du recyclage ».

Pour ses +Icônes matérialistes+, le plasticien Olivier Lanneau a réalisé cinq portraits en pied « de l’homme d’aujourd’hui », dont les corps sont remplis des objets qui le représentent, cartons d’emballage de nouilles chinoises, claviers d’ordinateurs ou composants de magnétoscopes.

« C’est l’homme du XXIe siècle tel que je le vois aujourd’hui : les fils et l’électricité deviennent ses propres veines, sa propre énergie« , dit-il.

« C’est beau et en plus c’est écolo« , conclut Elise Morin, « aujourd’hui, il n’y a plus aucune raison de ne pas passer par le développement durable ».

(« Re-art », jusqu’au 5 avril à la galerie Wanted, 11-14 cité Dupetit-Thouars, 75003, entrée libre. )