9 février 2009

PARIS, 9 fév 2009 (AFP). Un réseau de communication de la marine nationale a été fortement perturbé pendant « plusieurs jours » à la mi-janvier par un virus informatique mais sans affecter les dispositifs opérationnels, a-t-on appris lundi auprès de la marine.

« Le virus informatique +conficker+ a été introduit par négligence via une clé USB probablement utilisée par un militaire pour travailler à domicile », a expliqué à l’AFP le capitaine de vaisseau Jérôme Erulin, chef du Service d’information et de relations publiques de la marine (SIRPA-Marine).

« Pour éradiquer ce virus, il a fallu geler ou limiter les communications administratives et courantes mais il n’y a eu aucune conséquence opérationnelle », a-t-il poursuivi, démentant « formellement » des informations de la presse et de sites internet selon lesquels des Rafale marine auraient été cloués au sol.

« Les réseaux opérationnels sont beaucoup plus sécurisés », a-t-il fait valoir.

Précisant qu’il avait fallu « en revenir au bon vieux téléphone et au fax », le commandant Erulin a indiqué que « le premier ordinateur infecté a été identifié et qu’une enquête a été ouverte ».

La chef du SIRPA-Marine a également contesté toute négligence, notant que l’infection s’était produite le 12 janvier alors que Microsoft n’avait publié le « patch » correspondant pour son système d’exploitation Windows que trois jours plus tard.

Depuis cet incident, a-t-il poursuivi, l’usage de clés USB est interdit en l’absence de vérification de leur contenu.

« Nous continuons à prendre des précautions mais le réseau fonctionne de nouveau parfaitement », a encore assuré le commandant Erulin.