PARIS, 22 jan 2009 (AFP). Le réseau Sortir du nucléaire s’est élevé jeudi contre d’éventuels projets de construction d’un deuxième voire d’un troisième réacteur nucléaire EPR en France, dans un communiqué.
Le président de la République s’apprête à attribuer un 2è réacteur nucléaire EPR à EDF, tandis que GDF-Suez, également candidat à la construction de ce 2è EPR, pourrait obtenir rapidement la construction d’un troisième EPR, selon la dernière édition du Journal du dimanche. Le premier réacteur à eau sous pression (European Pressurised water Reactor) est en construction à Flamanville (Manche).
Sortir du nucléaire annonce qu’il attaquera en justice les autorisations de construction de tout nouvel EPR.
« L’annonce de nouveaux EPR bafouerait les engagements officiels pris lors du Débat public sur le premier EPR », selon Sortir du nucléaire, qui rappelle qu’il était explicitement écrit que le premier EPR devait permettre « d’acquérir une solide expérience de construction et d’exploitation de ces réacteurs de nouvelle génération et d’être prêt le moment venu pour le renouvellement des centrales ».
Or, souligne le communiqué, la construction du premier EPR n’en est qu’à ses débuts et EDF parle désormais d’une mise en service en 2012.
Le réseau écologiste ajoute que la vague de froid vient de démontrer que la France manquait de production « de pointe » (énergie mobilisable lors des pics de consommation à 19H00 par exemple), alors que le nucléaire produit une énergie « de base », et non de pointe.
En outre, selon la fédération anti-nucléaire (840 associations), « de nouveaux EPR détourneraient la France de son engagement de 20% de renouvelables en 2020 ». Or, « des études montrent que, pour un investissement égal, les économies d’énergie et les énergies renouvelables créent jusqu’à 15 fois plus d’emplois que le nucléaire ».














