PARIS, 7 jan 2009 (AFP). L’approvisionnement en gaz de la France est « peu exposé » aux conséquences du conflit qui oppose la société russe Gazprom et l’Ukraine, a déclaré mercredi la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.
« Les approvisionnements français en gaz ne dépendent qu’à concurrence de 15% des approvisionnements russes, donc nous sommes peu exposés aux conséquences indirectes d’un conflit qui oppose une société russe (Gazprom, ndlr) et une société ukrainienne (la compagnie publique Naftogaz, ndlr) », a affirmé Christine Lagarde, interrogée à l’Assemblée nationale par le député Nouveau Centre, Philippe Vigier.
Le ministre de l’Energie et du Développement durable, Jean-Louis Borloo, a également assuré mercredi que « il n’y a pas de risque » actuellement pour l’approvisionnement gazier du pays.
Faute d’un accord sur les prix pour 2009 et sur des arriérés de paiement, les livraisons de gaz russe acheminées vers l’Europe via l’Ukraine ont été totalement coupées, perturbant surtout l’approvisionnement de pays d’Europe orientale, comme la Bulgarie et la Hongrie.
A Paris, le Premier ministre François Fillon doit tenir une réunion sur ce sujet mercredi en fin de journée, avec notamment le patron de GDF-Suez Gérard Mestrallet, ainsi que les ministres Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde.














