5 janvier 2009

TOKYO, 5 jan 2009 (AFP). Le Japon a reproché lundi à la Chine d’exploiter un gisement de gaz dans une zone contestée de la mer de Chine orientale, en violation d’un accord passé en juin entre les deux pays.

Les deux plus grandes économies d’Asie avaient convenu de développer en commun deux gisements gaziers et de poursuivre les discussions sur deux autres, dans une région située à l’est de la province chinoise du Zhejiang et à l’ouest de l’archipel d’Okinawa (extrême sud du Japon).

Mais le gouvernement japonais proteste contre l’exploitation par la Chine du gisement de Tianwaitian, que Tokyo souhaiterait laisser intact jusqu’à ce que son sort soit réglé par ces discussions.

« Le gouvernement japonais regrette que la Chine ait entrepris unilatéralement d’exploiter ce gisement », a déclaré à la presse le porte-parole du gouvernement, Takeo Kawamura.

« Le Japon ne peut pas accepter cette exploitation unilatérale », a-t-il dit, ajoutant: « Nous devrons prendre des mesures appropriées en cas de nouveaux développements ».

Aux termes de l’accord passé l’an dernier, le Japon a accepté d’investir dans l’un des quatre gisements et de participer à l’exploitation en commun avec la Chine d’un deuxième gisement.

Les deux parties se sont engagées à poursuivre les discussions sur les autres gisements, que les Chinois voudraient exploiter seuls.

« Pour nous, l’avenir des gisements qui sont en dehors de l’accord politique reste en suspens. Le statu quo devrait donc être respecté », a estimé M. Kawamura.

Le ministre japonais des Affaires étrangères, Hirofumi Nakasone, a qualifié cette affaire d' »extrêmement regrettable ». « Nous avons transmis une protestation auprès de la partie chinoise », a-t-il dit.

Les autorités chinoises affirment de leur côté que le gisement de Tianwaitian se trouve « dans les eaux territoriales incontestées de la Chine ».

« Les activités de développement du gisement de gaz se déroulent conformément aux droits inhérents à la souveraineté de la Chine », a précisé le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Qin Gang, dans une déclaration publiée sur le site internet du ministère.

La Chine et le Japon sont deux des plus gros importateurs d’énergie au monde.