PARIS, 18 déc 2008 (AFP). La renaissance de la Mer d’Aral, entamée en 2001 grâce à un plan de sauvetage en partie financé par la Banque mondiale, va se poursuivre en 2009 avec la construction d’une deuxième digue et d’un canal, a confirmé jeudi à Paris un représentant du gouvernement kazakh.
Ce plan ne concerne que la « petite » Aral, au nord, soit 10% environ de la surface totale.
Cette deuxième phase doit notamment permettre de ramener la mer jusqu’à l’ancien port d’Aralsk, asséché depuis 30 ans et qui se trouvait encore à 100 km des flots en 2005.
« L’eau est aujourd’hui à 13 km d’Aralsk et nous voulons la ramener tout près du port », a indiqué lors d’une conférence le président du comité des ressources aquatiques du ministère kazakh de l’Agriculture, Amirkhan Kenshimov.
Une nouvelle digue de retenue sur le fleuve Syr Daria doit être construite et un canal de six km de long percé, a-t-il détaillé.
Les investissements nécessaires, de 260 M de dollars, seront en partie financés par un prêt de la Banque mondiale.
En 2001, les autorités kazakhes ont lancé le projet Aral Nord d’un coût total de 346 M de dollars, avec la construction d’une première digue (achevée en 2005) entre la mer d’Aral nord et celle du sud, afin de retenir les eaux.
Grâce à elle, la mer d’Aral a regagné plus de 1000 km2 de surface (atteignant une surface totale de 3.300 km2 en 2008) et dix mètres de profondeur supplémentaire (passant de 30 à 40 m) dans sa partie nord.
Au sud, séparée de la « petite » mer depuis une vingtaine d’années, la « grande » Aral reste complètement à sec faute d’entente entre les pays riverains notamment.
« En 2004, l’Ouzbékistan a construit un barrage sans en informer ses voisins », regrette le responsable kazakh.
Néanmoins, souligne-t-il, « on ne va pas régler nos problèmes en un an ou deux mais nos efforts sont considérables et, pour nous, la mer d’Aral revit ».














