LE HAVRE, 16 déc 2008 (AFP). Les opposants à la construction de deux centrales au charbon au Havre se sont félicités mardi de l’abandon du projet porté par le producteur d’énergie français Poweo et continue de réclamer le retrait de celui de l’Espagnol Endesa (groupe allemand EON).
« Ce premier succès doit en appeler d’autres, à commencer par le retrait du projet Endesa », a affirmé dans un communiqué le Collectif contre les nouvelles centrales au charbon qui regroupe une dizaine d’associations de défense de l’environnement dans l’estuaire de la Seine.
Ces opposants, qui assurent avoir réuni 12.000 signatures au bas d’une pétition condamnant ces projets, estiment que Poweo s’est rangé à leurs arguments en reconnaissant l’absence de technologies permettant le captage et le stockage du CO2 émis par ce genre de centrales.
Le collectif assure qu’il faut en priorité « promouvoir les économies d’energie », « accroître le recours aux énergies renouvelables » et « rechercher les technologies les plus performantes en matière de production (…) tout en préservant nos ressources ».
Poweo a annoncé le 8 décembre l’abandon de ce projet de centrale d’une capacité de 800 MW et d’un coût de 600 millions d’euros. « Il n’est pas raisonnable de dire que nous allons construire une centrale au charbon alors que les technologies pour capter et stocker le CO2 ne seront pas prêtes avant une bonne dizaine d’années », avait déclaré Charles Beigbeder, PDG de Poweo.














