14 décembre 2008

MONACO, 14 déc 2008 (AFP). Le groupement « Monte-Carlo Sea Land », candidat au marché d’extension en mer de Monaco stoppé par la prince Albert II, s’est déclaré insatisfait dimanche de l’annulation du projet dans lequel il a engagé 2O millions d’euros de frais d’étude.

Le consortium mené par l’architecte américain Daniel Liebeskind « dément avec énergie », dans un communiqué, « tout commentaire (…) qui pourrait laisser penser que (nous) sommes satisfaits par la situation actuelle ».

Rappelant que son dossier « a été salué très récemment et officiellement par le gouvernement », le groupement indique « toujours croire à la faisabilité du projet » dont il espère une relance.

Monte-Carlo Sea Land était l’un des deux finalistes du concours lancé par la principauté pour bâtir un cap artificiel d’une dizaine d’hectares. Le projet d’un coût évalué entre 5 et 10 milliards d’euros a été stoppé dans la dernière ligne droite par le prince Albert II qui a estimé cette semaine que les garanties financières et environnementales de sa réalisation n’étaient pas suffisantes.

« Nous comprenons que le contexte économique incite le gouvernement à la prudence et nous partageons, depuis l’origine de nos études, la priorité donnée par notre prince Souverain à la protection de l’environnement et au développement durable », dit le candidat.

Il souligne toutefois qu’au cours des derniers mois les responsables de la principauté ont pu « plusieurs fois par semaine, vérifier l’adéquation de (notre) projet aux principes et objectifs souhaités par l’Etat ».

Le montage du dossier, qui devait faire l’objet d’un choix définitif avant février, a représenté un investissement de 20 millions d’euros, selon le communiqué, qui ne seront pas indemnisés.

« Monte-Carlo Sea Land » associait notamment les constructeurs néerlandais Van Oord-Dragados et belge BESIX.