BRUXELLES, 11 déc 2008 (AFP). Le gouvernement belge a bouclé jeudi un plan anti-crise de 2 milliards d’euros, comprenant notamment une baisse de la TVA dans la construction, juste à temps pour le présenter au sommet européen consacré entre autres aux moyens de relancer l’économie.
Ces deux milliards d’euros correspondent à 0,6% du Produit intérieur brut (PIB) belge, soit loin des 1,2% souhaité par la Commission européenne.
Mais il faut ajouter des mesures équivalent à 0,4% du PIB prises par le gouvernement fédéral cet automne pour « stimuler le pouvoir d’achat » et une ristourne de 0,3% du PIB accordée aux régions belges pour leur permettre de mettre en oeuvre leurs propres plans.
Le gouvernement belge, qui s’était déjà attelé à sauver le secteur financier de la faillite, veut cette fois « offrir un ballon d’oxygène aux entreprises, garantir l’emploi et renforcer le pouvoir d’achat, tout en encourageant les économies d’énergie et le développement durable, a expliqué le Premier ministre Yves Leterme.
Selon lui, les mesures annoncées vont entraîner un déficit public de 2% du PIB en 2009, mais celui-ci devrait être ramené à 1% en 2010, avant un retour à l’équilibre des finances publiques en 2011 et un surplus de 1% en 2012.
Concrètement, le gouvernement belge a accepté les demandes formulées par les syndicats et le patronat, qui lui réclamaient 583 millions d’euros d’avantages divers dans le cadre d’un accord interprofessionnel conclu il y a quelques jours concernant les 2,6 millions de salariés du privé.
Cet argent est destiné à des baisses de charges sociales ou des hausses d’allocations sociales. Il couvrirait aussi le maintien du système d’indexation automatique des salaires sur l’inflation et une augmentation supplémentaire maximale des salaires de 125 euros en 2009 et de 250 euros en 2010.
Le plan de relance prévoit aussi une baisse de la TVA dans la construction, qui ramenée de 21% à 6% pendant un an sur une tranche de la facture de 50.000 euros (coût: 300 millions d’euros), et des allégements fiscaux pour les travaux d’isolation.
Des entreprises publiques comme la Société nationale des chemins de fer (SNCB) devraient anticiper quelques grands chantiers.
Le gouvernement a également décidé d’augmenter les allocations versées aux salariés en chômage technique et de réduire la facture d’électricité des ménages en leur octroyant un « chèque » de 30 euros.














