BRUXELLES, 2 déc 2008 (AFP). L’UE et l’Egypte ont signé mardi un accord visant à renforcer leur coopération énergétique en développant des réseaux de transport et des sources d’énergies renouvelables (éolien, solaire).
L’UE, qui poursuit ainsi sa politique de diversification énergétique, a déjà considérablement renforcé ces dernières années ses relations énergétiques avec l’Egypte « dans le domaine du gaz naturel et des interconnexions électriques régionales », a expliqué Andris Piebalgs, commissaire européen à l’Energie.
Le mémorandum d’entente signé mardi reconnaît « le rôle de l’Égypte en tant que sixième fournisseur de gaz naturel de l’UE et pays de transit clé entre le Moyen Orient, l’Afrique et l’UE », a souligné de son côté Benita Ferrero-Waldner, commissaire européenne chargée des relations extérieures.
Les deux commissaires encouragent l’Egypte à achever le « gazoduc arabe », qui pourrait transporter le gaz naturel égyptien et éventuellement irakien vers les pays européens.
L’Égypte joue un rôle important dans les exportations de gaz naturel liquide et le transport international de pétrole via le canal de Suez.
Mais Ahmed Aboul Gheit, ministre des affaires étrangères d’Egypte, espère désormais « élargir la coopération à de nouveaux domaines dans les énergies renouvelables, particulièrement l’éolien et le solaire ».
« Le potentiel le long de la Mer Rouge est inimaginable », a-t-il commenté au cours d’un point de presse.
« Le besoin en investissements est immense en Egypte, à la fois pour l’approvisionnement national, mais aussi pour que ce pays profite des opportunités de la politique européenne en matière d’énergie renouvelable », a commenté M. Piebalgs.
L’UE négocie un texte législatif visant à porter la part des énergies renouvelables à 20% de la consommation des Européens d’ici 2020.
Ce texte fait partie d’un plan de lutte contre le réchauffement climatique, visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20% d’ici 2020 par rapport à leurs niveaux de 1990.














