29 novembre 2008

DOHA, 29 nov 2008 (AFP). Une taxe sur les billets d’avion et autres taxes carbone pourraient servir à financer l’aide aux pays en développement, a déclaré samedi Alain Joyandet, secrétaire d’Etat français à la Coopération, devant une conférence de l’ONU sur le développement.

La France, présidente en exercice de l’Union européenne, soutient le développement durable et veut une régulation de la mondialisation, a dit M. Joyandet.

Paris souhaite également que de nouvelles sources innovatrices de financement soient trouvées, notamment « des contributions des billets d’avion, des taxes carbone et des systèmes de loterie, etc. », a-t-il précisé.

La France souligne l’engagement de l’Europe à atteindre l’objectif de consacrer au soutien des pays pauvres 0,7% de son produit intérieur brut (PIB) d’ici à 2015, a répété M. Joyandet, chef de a délégation française à la conférence de Doha qui cherche à limiter l’impact sur les pays en développement de la crise financière mondiale.

Le président français Nicolas Sarkozy avait auparavant souligné cet engagement dans une allocution devant la conférence, assurant que l’aide de l’Union européenne (UE) aux pays pauvres, notamment en Afrique, ne serait pas « sacrifiée » en raison de la crise économique.

« Alors que nous sommes tous face à des déficits croissants, face à l’augmentation du chômage, nous avons décidé de ne pas sacrifier les objectifs du millénaire et d’être au rendez-vous des promesses qui vous ont été faites en matière d’aide publique au développement », a déclaré M. Sarkozy.

L’UE a versé en 2007 61 milliards de dollars d’aide publique au développement (60% de l’aide mondiale).