26 novembre 2008

BERLIN, 26 nov 2008 (AFP). Les pays riverains de la Baltique souhaitent plus de restrictions au déversement des eaux usées de bateaux, qui serait à l’origine de l’appauvrissement en oxygène de cette mer presque fermée, a annoncé l’organisation WMF mercredi.

Les pays concernés vont déposer une demande dans ce sens auprès de l’Organisation maritime internationale (OMI) de l’ONU, selon le Fonds Mondial pour la Nature (WMF) à Francfort.

L’équivalent de jusqu’à 100 millions de chasses d’eau ainsi que d’autres eaux usées de bateaux de croisières et de ferry-boats sont déversés dans la mer Baltique sans être traitées, selon cette requête.

Ces « nutriments » forment un tapis d’algues et des zones pauvres en oxygène sur le fond de la mer, d’après le WMF.

L’étendue des zones durablement pauvres en oxygène atteint 70.000 km³, un niveau record dû à l’introduction massive de « nutriments », le problème principal de la mer Baltique, selon l’organisation citant une étude de l’Institut météorologique suédois.

L’eau de cette mer contient huit fois plus de phosphore et quatre fois plus d’azote qu’autour de 1900. Chaque année, elle compte 35.000 tonnes de phosphore et plus d’un million de tonnes d’azote supplémentaires, issus respectivement à 90% et 50% de l’agriculture, d’après cette source.

Les riverains se sont fixés pour objectif de demander en 2010 l’intégration de la mer Baltique dans le programme de l’OMI pour les régions maritimes pauvres en émissions. Le programme prévoit d’imposer dès 2016 des filtres diesel pour les bateaux nouvellement construits, permettant de réduire les émissions d’azote de 80%.