24 novembre 2008

PARIS, 24 nov 2008 (AFP). Le président Nicolas Sarkozy a dénoncé lundi ceux qui l’ont accusé, « de manière scandaleusement démagogique », d’avoir « prêté de l’argent aux banques » pour faire face à la crise financière, faisant notamment allusion aux socialistes, Ségolène Royal en tête.

Le chef de l’Etat s’exprimait devant les étudiants de l’université de Paris IX Dauphine, en clôture d’un colloque sur le thème « renforcer la contribution de la finance au développement durable en Europe », organisé par le Forum Europlace-présidence française de l’Union européenne 2008.

« Il ne s’agissait pas de donner de l’argent aux banquiers, comme je l’ai entendu dire de manière scandaleusement démagogique », a affirmé M. Sarkozy.

« Si le sang ne circule plus, il n’y a plus d’énergie dans notre système », a expliqué M. Sarkozy, faisant allusion au plan de soutien du gouvernement aux banques de 360 milliards d’euros, pour leur permettre de faire face à leurs problèmes de liquidités.

Selon lui, « on n’est pas passé loin » du jour « où les épargnants perdent confiance dans les établissements financiers (…) Les gens n’avaint plus qu’une seule chose : la signature de l’Etat » pour garantir leurs dépôts, a-t-il argué.

La méthode du gouvernement face à la crise a été dénoncée à plusieurs reprises par la gauche, notamment par l’ex-candidate PS à l’Elysée. « Ce qui est choquant », c’est que « l’Etat se contente d’apporter cet argent frais aux banques mais refuse d’entrer au capital », avait dit le 21 octobre Mme Royal.

Quelques jours plus tard, elle avait dénoncé « une sorte de connivence entre le pouvoir actuel, le système bancaire, les entreprises du CAC 40 », fustigeant de nouveau la décision du gouvernement de ne pas « entrer au capital des banques ».