24 novembre 2008

ALGER, 24 nov 2008 (AFP). L’Algérie entend développer et diversifier ses relations économiques avec le Japon, actuellement dominées par les hydrocarbures, a affirmé lundi à Alger le principal responsable du patronat algérien.

« Nous voulons favoriser un partenariat économique diversifié. Nos exportations vers le Japon sont dominées à 98% par les hydrocarbures et nos importations sont constituées à 90% de biens d’équipements », a dit le président du Forum algérien des chefs d’entreprises (FCE) Réda Hamiani à l’ouverture d’une réunion du comité économique conjoint algéro-japonais.

Cette réunion de deux jours réunit une centaine de chefs d’entreprise et de banquiers japonais avec leurs homologues algériens du FCE, la plus importante organisation patronale algérienne.

Le ministre algérien de l’Industrie et de la Promotion des investissements Hamid Temmar a pour sa part invité les entreprises japonaises à investir en Algérie, en profitant de l’énergie bon marché et des marchés avoisinants, notamment européens.

« En dehors des hydrocarbures, les investissements japonais en Algérie sont nuls », a souligné M. Temmar.

L’Algérie a entamé des démarches pour intégrer la zone arabe de libre-échange et doit mettre en place une zone de libre-échange avec l’Union européenne (UE) à l’horizon 2017, selon un accord d’association entre les deux parties, a dit le ministre.

« Nous voulons également envoyer au Japon une vingtaine de nos chefs d’entreprises et cadres pour des formations », a ajouté M. Temmar.

De son coté, le co-président du comité économique algéro-japonais et président de la JGC Corporation Yoshihiro Shigehisa a exprimé l’intérêt des entreprises japonaises pour le développement du secteur des énergies renouvelables en Algérie.

« En plus d’un marché algérien de 35 millions d’habitants, la zone de libre échange entre l’Algérie et l’Union européenne présente des opportunités de coopération », a dit M. Shigehisa.