23 novembre 2008

ATHENES, 23 nov 2008 (AFP). Le président chinois Hu Jintao doit arriver lundi à Athènes pour une visite officielle de trois jours au cours de laquelle sera signée la cession de la gestion du grand port grec du Pirée au groupe Cosco, premier grand investissement chinois en Grèce.

M. Hu doit s’entretenir lundi après-midi avec le président de la République hellénique, Carolos Papoulias, avant de rencontrer mardi le Premier ministre grec Costas Caramanlis et d’assister à la signature de l’accord de cession à Cosco Pacific Ltd du centre des conteneurs du Pirée, le grand port d’Athènes, et l’un des plus importants de la Méditerranée du sud-est.

Aux termes de cet accord l’Etat grec cède pour 35 ans et au prix de 4,35 milliards d’euros au groupe chinois Cosco la gestion du centre du Pirée où transitent 1,6 millions de conteneurs par an.

Numéro 5 dans le secteur des transports dans le monde, Cosco vise à étendre et moderniser Le Pirée afin d’atteindre une capacité de 3,7 millions de conteneurs par an.

D’autres accords seront signés dans les secteurs de télécommunications, entre l’opérateur grec Ote et chinois Huawei, et de l’audiovisuel, entre les radiotélévisions publiques grecque Ert et chinoise CCTV.

Entamé dans le cadre du transfert d’expérience des jeux Olympiques entre Athènes et Pékin, la coopération gréco-chinoise dans les secteurs maritime, de la construction et des transports a connu une hausse spectaculaire ces dernières années.

La visite du Premier ministre Costas Caramanlis à Pékin en 2006 a renforcé cette coopération, qui voit l’entrée des capitaux chinois dans le pays et l’augmentation des importations chinoises, qui ont enregistré une hausse de plus de 53% en 2007 par rapport à l’année précédente.

Outre Cosco, le géant chinois Hutchinson, numéro 1 mondial du secteur des transports, est actuellement en négociations pour assurer la gestion du port de Salonique (nord), deuxième ville grecque, également en cours de privatisation.

La cession des ports grecs au secteur privé entre dans le cadre d’un vaste programme de privatisations du gouvernement de droite du Premier ministre Costas Caramanlis.