SAO PAULO, 17 nov 2008 (AFP). La Conférence internationale sur les biocarburants s’est ouverte lundi à Sao Paulo avec les représentants d’une quarantaine de pays chargés d’analyser le rôle de ces combustibles dans le développement et leur impact sur l’environnement et l’alimentation.
La conférence a été inaugurée par le chef de cabinet à la présidence du Brésil, Dilma Roussef, qui a remplacé au dernier moment le président Luiz Inacio Lula da Silva.
La réunion a été convoquée par le Brésil, désireux de promouvoir l’éthanol qu’il fabrique à partir de la canne à sucre et de démontrer que ce biocombustible, accusé d’être en partie responsable de la crise alimentaire mondiale, « n’est pas le bourreau du monde », a annoncé l’ambassadeur André Amado, chef du département de l’Energie du ministère des Affaires étrangères.
La Conférence commencera par trois jours de discussions entre experts (universitaires, chefs d’entreprises, écologistes) avant de se réunir au niveau ministériel les deux jours suivants.
Les thèmes des discussions seront: les biocarburants et la sécurité énergétique, les biocarburants et les changements climatiques, les biocarburants et le développement durable, les biocarburants et l’innovation et les biocarburants et le marché international.
Les représentants gouvernementaux débattront des rapports élaborés à la fin des discussions mais aucune résolution ne sera adoptée.
« Il n’y a aura pas de vote », il s’agit d’un échange d’informations, a dit M. Amado.
Le Brésil sera représenté par une délégation de six ministres dirigée par celui des Affaires étrangères, Celso Amorim.
Selon M. Amado, la 1ère Conférence internationale des biocarburants montrera que l’éthanol « est une source alternative d’énergie plus propre pour le monde ».














