PARIS, 13 nov 2008 (AFP). Le département de Seine-Saint-Denis « devrait être particulièrement touché par le retournement prévu de l’emploi salarié dans les mois à venir », selon une communication faite jeudi devant le Conseil économique et social régional (CESR).
La Seine-Saint-Denis avait déjà le taux de chômage le plus important de la région Ile-de-France en juin dernier, 9,3%.
Le taux de chômage francilien, qui s’était stabilisé au deuxième trimestre 2008 à 6,6% de la population active, soit 0,6 point de moins que le taux de chômage au niveau national, « va repartir à la hausse ».
Fin juin, la région comptait 373.100 demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE, soit une baisse de 1,8% sur six mois.
Mais son économie « a calé au premier semestre » et son commerce extérieur a continué de se dégrader (-27,9 milliards d’euros), même si le nombre de créations d’entreprises est resté important (plus 42.000).
La croissance de l’emploi salarié a ralenti au premier semestre (+0,3% seulement par rapport à fin décembre) et « les perspectives sont inquiétantes pour la fin de l’année », selon le CESR.
L’emploi dans l’industrie a poursuivi la baisse observée depuis plusieurs années et « ce ralentissement devrait se poursuivre dans les prochains mois ».
Dans l’automobile, l’Ile-de-France « se spécialise de façon croissante dans les activités à forte valeur ajoutée (design, recherche et développement…) en réponse aux défis posés par le développement durable (sécurité, émissions polluantes, CO2..) », relève le CESR. « La montée en puissance des pôles de compétitivité illustre cette tendance ».














