BERLIN, 13 nov 2008 (AFP). Face à la crise économique, le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, candidat social-démocrate à la chancellerie contre la conservatrice Angela Merkel, a proposé jeudi des mesures européennes de relance de l’emploi.
Dans un programme en neuf points, M. Steinmeier, investi mi-octobre par le SPD pour affronter Mme Merkel en septembre 2009, écrit qu' »aucun Etat et aucune économie n’est capable de venir seul à bout de la crise économique et de ses conséquences ».
« Nous avons besoin d’une impulsion européenne forte. Les mesures nationales doivent être complétées par négociations communes à l’échelle européenne, » a estimé le ministre qui, selon son porte-parole, s’exprimait en tant que ministre des Affaires étrangères et principal dirigeant de son parti social-démocrate (SPD).
« Nous devons donner la priorité à l’emploi », selon M. Steinmeier qui propose notamment que l’Union européenne accepte de développer de concert son infrastructure énergétique et ses réseaux internet à haut débit.
Il a également appelé à une « offensive européenne » en matière de recherche pour encourager le développement des énergies renouvelables.
Concernant les mesures économiques, M. Steinmeier a estimé nécessaire de renforcer les moyens financiers de la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD) et de la Banque européenne d’investissements afin d’aider à la mise en oeuvre d’un « programme de crédit européen pour les petites et moyennes entreprises ».
Il a également plaidé pour une plus grande concertation au sein de l’Eurogroupe et pour plus de dialogue avec la Banque centrale européenne (BCE).
« Nous n’avons pas besoin d’un gouvernement économique pour faire contrepoids à la BCE, mais d’une entente sur une politique économique et fiscale responsable », a-t-il toutefois ajouté.
M. Steinmeier a également appelé à une harmonisation de la fiscalité des entreprises à l’échelle européenne, en soulignant que « les difficultés économiques ne doivent pas être une excuse pour du dumping social et fiscal ».
« Il nous faut agir de façon énergique contre les tendances protectionnistes, » a-t-il encore ajouté.
A la veille du sommet du G20 à Washington, M. Steinmeier a également réaffirmé que l’Europe devait jouer un rôle de premier plan dans la refonte des marchés financiers.














