PARIS, 7 nov 2008 (AFP). Le plan d’action de l’Union européenne contre le réchauffement climatique doit s’accompagner de mesures pour éviter les délocalisations industrielles, dans le contexte de la crise économique, ont estimé vendredi la France, l’Allemagne et la Pologne.
Les secrétaires d’Etat aux Affaires européennes des trois pays, Jean-Pierre Jouyet, Günter Gloser et Mikolaj Dowgielewicz, se sont rencontrés vendredi à Paris, dans le cadre du triangle de Weimar, instance informelle qui réunit les trois pays.
« S’agissant des négociations sur le paquet énergie climat, les secrétaires d’Etat ont rappelé que les objectifs dits +3 fois 20+, c’est-à-dire 20% d’énergies renouvelables, 20% de réduction de gaz à effet de serre et 20% d’efficacité énergétique en 2020, restaient d’actualité », selon un communiqué publié par Paris.
« Dans le contexte économique difficile que nous connaissons, des dispositifs devaient être mis en place pour éviter les délocalisations industrielles et des flexibilités devaient être identifiées pour répondre aux préoccupations de certains Etats membres dont la structure énergétique demandait un effort d’adaptation particuliers », lit-on encore dans le communiqué.
La Pologne est particulièrement dépendante de ses centrales au charbon, qui émettent beaucoup de gaz à effet de serre, pour son approvisionnement énergétique.
L’objectif de la France est de faire adopter avant la fin de l’année le plan d’action européen énergie-climat.
Les trois responsables se sont aussi entretenus des relations avec la Russie, avant un sommet UE-Russie le 14 novembre à Nice (Sud-Est).
« Ils ont notamment rappelé l’importance pour l’Union européenne de défendre ses intérêts et ses objectifs à travers le dialogue avec la Russie, tout en soulignant que la poursuite de ce dialogue ne légitime en aucune manière le statu quo en Géorgie ou des comportements contraires aux valeurs et principes de l’Union européenne », conclut le communiqué.














