SAINT-LOUIS, 30 oct 2008 (AFP). Les vagues de l’Atlantique ont détruit 14 maisons en deux jours à Saint-Louis, au nord du Sénégal, dans un quartier de pêcheurs où la mer avance d’année en année et met régulièrement à bas de modestes habitations, a constaté jeudi un correspondant de l’AFP.
Les habitants du quartier Goxu Mbathie ont déserté ces modestes habitations cassées en deux par les flots, affaissées ou englouties, sur le littoral de la Langue de Barbarie, bande de sable séparant l’océan du fleuve Sénégal.
« Nous sommes désarmés et dépourvus de moyens pour sauver nos maisons », a affirmé à l’AFP un sinistré, Ablaye Ndiaye, selon lequel la mer a causé ses premiers dégâts dans la nuit du mardi au mercredi avant un nouvel assaut des vagues mercredi matin.
« Mais les populations ont tort d’habiter le lieu car il y a plusieurs mois, on avait vécu le même drame dans l’autre partie du quartier », a-t-il concédé.
Selon des habitants interrogés par l’AFP, les autorités communales avaient proposé l’an dernier à des sinistrés d’habiter des lotissements, à une douzaine de kilomètres de là, en périphérie de Saint-Louis. Mais les pêcheurs avaient souhaité rester dans leur quartier proche de la mer.
Les populations y réclament régulièrement la construction d’une digue de béton protectrice.














