OTTAWA, 30 oct 2008 (AFP). Le Canada souhaite parvenir à une « approche continentale » avec la prochaine administration américaine sur la réduction des gaz à effet de serre, a déclaré jeudi le Premier ministre conservateur Stephen Harper.
« Nous voulons travailler ensemble avec la prochaine administration pour, on l’espère, avoir à l’avenir une approche continentale », a déclaré M. Harper lors d’une conférence de presse après la présentation de son nouveau gouvernement, issu des élections du 14 octobre dernier.
« Nous avons indiqué (…) que nous désirions travailler avec les Américains sur des systèmes de réglementation des gaz à effet de serre, et avoir une administration qui a le même objectif (serait) une bonne chose pour le Canada et notre gouvernement », a-t-il ajouté.
M. Harper a nommé à l’environnement Jim Prentice qui détenait le portefeuille de l’industrie dans le précédent gouvernement et qui est considéré comme son principal homme de confiance.
Comme on lui demandait pourquoi il a placé à l’environnement l’homme fort de son équipe alors qu’il a fait de l’économie la priorité de son gouvernement, le Premier ministre a souligné qu’il fallait trouver un « équilibre » entre les deux.
« Nous avons toujours dit – et je pense que de plus en plus de pays s’en rendent désormais compte – que l’on ne peut séparer la politique environnementale de la politique économique », a fait valoir M. Harper.
C’est pour cette raison, a-t-il ajouté, qu’il a confié à un « ministre extrêmement talentueux » la responsabilité de concilier la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la croissance économique.
« L’environnement est désormais un portefeuille économique », a déclaré de son côté M. Prentice.
M. Harper a été reconduit à la tête d’un gouvernement minoritaire lors des élections du 14 octobre. Depuis leur arrivée au pouvoir début 2006, les conservateurs ont été critiqués par l’opposition et les écologistes qui les ont accusés d’inaction dans le domaine de la lutte contre le réchauffement climatique et d’être dans ce domaine le mauvais élève du club des pays industrialisés avec l’administration Bush.
Les conservateurs se sont notamment vu reprocher d’avoir abandonné l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixé par le protocole de Kyoto, pourtant ratifié par le Canada.
Le gouvernement a fait valoir de son côté qu’atteindre ces cibles aurait plongé le Canada dans une récession.














