MADRID, 22 oct 2008 (AFP). L’ex-chef de gouvernement espagnol José Maria Aznar (1996-2004) a estimé mercredi à Madrid que le changement climatique était une théorie « scientifiquement discutable » transformée en « nouvelle religion ».
« En ces temps de refroidissement global de l’économie internationale (…), les porte-drapeaux de l’apocalypse climatique exigent de consacrer des centaines de milliards d’euros » à combattre le réchauffement climatique, a critiqué l’ancien dirigeant conservateur espagnol.
M. Aznar, connu pour ses prises de position iconoclastes – contre les limitations de vitesse et l’abus d’alcool, par exemple – s’en est pris cette fois à la question « scientifiquement questionnable » de connaître la « température de la planète dans un centaine d’années » et de vouloir « régler un problème qu’auront peut-être ou peut-être pas nos arrière-petits enfants ».
Ces déclarations ont été faites lors de la présentation du livre du président de la République tchèque Vaclav Klaus « La planète bleue (pas verte) » dans lequel il met en question le « dogme trompeur » du réchauffement global.
« Le réchauffement n’est ni global, ni important, ni sans précédent », a assuré le président tchèque durant la même présentation à Madrid, avant d’affirmer que la « liberté est en danger et le climat va bien ».
Les scientifiques s’accordent aujourd’hui à admettre le phénomène de réchauffement climatique lié à l’émission de CO2 par l’industrie et activité humaine.
Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) prévoyait dans son rapport 2007 une augmentation de la température mondiale de +1,1 à 6,4°C par rapport à 1980-1999 d’ici 2100. Il désignait l’activité humaine émettrice de gaz à effet de serre comme clairement responsable des augmentations de température déjà constatées.














