PARIS, 20 oct 2008 (AFP). L’ex-juge d’instruction Eva Joly, signataire du rassemblement Europe-écologie autour de Daniel Cohn-Bendit en vue des européennes de 2009, a fait le lien lundi entre « la lutte pour plus de justice » et celle « pour la préservation des forêts brésiliennes », qui participent du « même combat ».
« La lutte pour plus de justice dans le monde, pour moins d’écart entre les riches et les pauvres, la lutte pour la préservation des forêts brésiliennes, c’est le même combat », a estimé Mme Joly, lors de la conférence de presse de lancement du rassemblement à Paris.
Interrogée sur son engagement, Eva Joly a concédé qu’il « était un peu tardif » dans sa vie, après une « période de maturation très longue », affirmant qu’elle se sent « prête maintenant ».
« Après avoir travaillé pour la justice, avoir compris combien la justice dysfonctionne, combien la notion de justice est loin d’être une réalité et combien l’impunité règne », Mme Joly a fait des actions de développement à partir de la Norvège et a vu que cette injustice est aussi « réellement très forte entre les pays en voie de développement et les pays développés ».
Pour Mme Joly, le « lien organique » entre les « moyens qui permettent l’injustice, c’est l’existence des paradis fiscaux. Cela accentue les différences entre les riches et les pauvres ».
Evoquant ses voyages en Amérique latine, en Afrique, elle a dit avoir vu « les dégâts des multinationales », l’exploitation des mines de cuivre « qui ne laissent rien à la Zambie » et « par contre des dividendes assez confortables aux multinationales qui les opérent ».
Elle a dénoncé « ce système qui permet à la fois aux multinationales de priver les pays en voie de développement de leurs ressources naturelles, qui permet aux chefs d’Etat et de gouvernement indélicats -ils sont nombreux- d’avoir des ressources pour spéculer contre la démocratie ».














