ROME, 18 oct 2008 (AFP). L’Italie pourrait signer en décembre, lors du prochain sommet de l’UE, le plan européen pour le climat mais à condition d’insérer une clause de révision qui permettrait de revenir sur ce document un an plus tard, fin 2009, écrit samedi l’agence Ansa.
Le gouvernement italien a durement critiqué le plan européen pour le climat en raison de ses coûts, jugés excessifs, pour l’économie nationale mais il envisage désormais la possibilité d’approuver le plan en décembre « avec une clause de révision qui prévoit l’ajustement des mesures (contenues dans le plan, ndlr) aux résultats de l’analyse du rapport coût-efficacité qui devrait être effectuée pendant l’année 2009 », écrit l’agence.
Selon Ansa, qui cite un document en sa possession, l’Italie défendra cette position lors de la réunion des ministres de l’Environnement de lundi au Luxembourg.
Rome estime en effet qu’il faut de 12 à 15 mois pour effectuer cette analyse sur le rapport entre les coûts des mesures à prendre et leur efficacité.
L’UE s’est fixée comme objectifs pour 2020 de réduire de 20% ses émissions de gaz a effet de serre, de parvenir à 20% d’énergies renouvelables dans la consommation et à 20% d’économies d’énergie. L’Italie estime que le coût du plan pour l’économie nationale est de l’ordre de 25 milliards d’euros par an, un chiffre contesté par la Commission qui parle de 9 à 12 milliards.
Les discussions ont été très tendues au sommet de Bruxelles qui s’est achevé jeudi. Un accord a été donné à la poursuite des négociations à la condition expresse que les situations spécifiques de chaque pays soient prises en compte et que la décision finale soit prise « à l’unanimité » par les chefs d’Etat et de gouvernement lors de leur prochain sommet, à la mi-décembre.
Rome veut en outre que cette analyse coût-efficacité prenne en compte, entre autres, l’évolution de « la compétitivité européenne sur le marché mondial » et « la prise de mesures analogues ou comparables » par les autres grandes économies, comme les Etats-Unis, le Japon, le Canada, la Chine, l’Inde et le Brésil, écrit Ansa.














