16 octobre 2008

BRUXELLES, 16 oct 2008 (AFP). Le plan de lutte européen controversé contre le réchauffement du climat devra être approuvé « à l’unanimité » par les dirigeants de l’UE lors de leur sommet en décembre, a annoncé jeudi le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, très réservé sur son coût.

Cette référence à l’unanimité permet un droit de veto pour ceux des pays en désaccord avec les moyens à mettre en oeuvre pour parvenir à l’objectif affiché d’une réduction de 20% des émissions de gaz a effet de serre de l’UE en 2020.

« Il appartiendra au Conseil de décider en décembre, à l’unanimité », a expliqué M. Berlusconi au cours de sa conférence de presse au terme du sommet de Bruxelles.

Silvio Berlusconi a menacé durant la réunion d’opposer son veto au plan en raison de son coût et à cause de la crise financière.

« Nous avons accepté la formule proposée par la présidence française, parce qu’elle renvoie à une décision à l’unanimité au conseil de décembre », a-t-il expliqué.

« Cette décision ne sera pas prise par les conseils techniques, qui décident à la majorité » seulement, a-t-il souligné.

« Si l’Europe décide à l’unanimité, alors les 530 millions de citoyens subiront les coûts de la même manière, ce qui satisfait nos demandes », a-t-il souligné.

« Nos entreprises ne sont absolument pas en mesure aujourd’hui de supporter les coûts de la réglementation proposée », avait-il expliqué mercredi pour expliquer son opposition aux actions proposées.

Une des mesures les plus controversées est la proposition de la Commission de mettre aux enchères chaque tonne de CO2 émise par l’industrie lourde –40% des 2,2 milliards de tonnes émises chaque année par l’Union– à compter du 1er janvier 2013 et de consacrer les fonds ainsi recueillis à la transition vers une énergie propre.

L’Italie estime le coût de cette mesure à 25 milliards d’euros par an pour son industrie.