16 octobre 2008

BRUXELLES, 16 oct 2008 (AFP). La chancelière allemande Angela Merkel a estimé jeudi que « beaucoup de travail » serait encore nécessaire pour parvenir à un accord sur le plan européen contre le réchauffement climatique, demandant en particulier que les intérêts de l’industrie de son pays soient pris en compte.

Les dirigeants européens réunis en sommet à Bruxelles sont d’accord pour dire que « les particularités propres à chaque pays » doivent être prises en compte dans la répartition des efforts sur la réduction des gaz à effet de serre, a-t-elle déclaré à la presse.

« Cela va tout à fait dans le sens des intérêts allemands. Nous avons une base industrielle importante », a-t-elle souligné.

Berlin, comme d’autres capitales, redoute que ses entreprises soient pénalisées par rapport à la concurrence étrangère si l’Europe leur impose des contraintes financières trop importantes pour réduire les émissions nocives pour le climat.

Toutefois, la chancelière allemande a clairement signifié qu’elle ne s’associait pas à certains pays d’Europe de l’Est qui ont contesté mercredi l’ambition affichée de l’UE de parvenir à un accord d’ici la fin de cette année.

« L’Allemagne a indiqué qu’elle était naturellement favorable à ce que les objectifs de protection du climat soient mis en oeuvre et ceci d’ici la fin de l’année », a-t-elle dit.