15 octobre 2008

PARIS, 15 oct 2008 (AFP). Attac France a demandé mercredi un contrôle public « effectif » du crédit afin de favoriser l’économie productive et de réduire le secteur financier dont la croissance excessive est, selon l’association altermondialiste, à l’origine de l’actuelle crise.

Selon Attac, « le krach confirme malheureusement les prévisions d’économistes hétérodoxes comme le prix Nobel Joseph Stiglitz, Attac, les mouvements sociaux et d’autres voix critiques ».

« Aujourd’hui, sous la pression de la crise, même la communauté financière réclame des réformes. Mais les réformes proposées ne vont pas assez loin », estime l’association dans un déclaration intitulée « Le temps est venu: fermons le casino de la finance! ».

Lors d’une conférence de presse mercredi à Paris, l’économiste Jacques Cossart, membre du conseil scientifique d’Attac, a plaidé pour un « effectif contrôle public de la totalité du dispositif bancaire », notamment dans l’Union européenne.

Parmi les mesures visant à réformer le secteur bancaire, Attac propose l’interdiction des « produits financiers spéculatifs », l’utilisation de la « procédure de titrisation » uniquement par « des institutions sous contrôle gouvernemental strict, comme c’était le cas naguère aux Etats-Unis » ou le « contrôle public sur les agences de notation ».

Elle propose également de renforcer « un secteur bancaire public coopératif », d’imposer « des limites strictes sur les produits dérivés » et de « contrôler l’endettement des ménages ».

Pour Attac, « la finance doit être un instrument au service de la justice sociale, de la stabilité économique et du développement durable ».