NEW YORK, 15 oct 2008 (AFP). Les prix du pétrole poursuivaient leur baisse mercredi à l’ouverture des échanges à New York, alors que les perspectives sur la demande de brut sont assombries par les risques de récession dans les grandes économies mondiales.
Vers 13H10 GMT, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » pour livraison en novembre s’échangeait à 76,52 dollars, en baisse de 2,11 dollars par rapport à son cours de clôture de mardi.
Après avoir repris un peu plus de trois dollars lundi en même temps que le rebond euphorique des Bourses, les prix du pétrole n’ont pas pu soutenir leur rebond mardi, accompagnant encore une fois la tendance observé sur les places financières.
Les cours du brut ont franchi de nouveaux seuils à la baisse, passant temporairement sous les 71 dollars le baril à Londres et sous 75 dollars à New York, des nouveaux plus bas depuis septembre 2007.
« C’est un jeu de confiance maintenant et le marché doit être confiant dans le fait que le monde va obtenir des financements pour acheter du pétrole », a observé Phil Flynn, d’Alaron Trading.
Le rapport de force sur le marché de l’énergie entre l’offre et la demande pèse sur les prix.
Côté demande, les investisseurs s’inquiètent d’une baisse de la croissance face aux menaces de récession dans les grandes économies mondiales.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a fortement révisé à la baisse, mercredi, ses prévisions de hausse de la demande de brut en 2008 dans le monde à 0,64% contre 1,02% en septembre.
Le cartel doit se retrouver pour une réunion extraordinaire le 18 novembre, et répondre à la chute des prix du pétrole, qui ont perdu près de la moitié de leur valeur depuis leurs records historiques mi-juillet.
De plus, l’attente d’une hausse des réserves pétrolières américaines pèse également sur les cours. Le rapport hebdomadaire du Département américain de l’Energie (DoE) sera publié jeudi, avec un jour de retard en raison du lundi chômé en l’honneur de Christophe Colomb aux Etats-Unis.
Pour la semaine achevée le 10 octobre, les analystes interrogés par Dow Jones Newswires s’attendent à une progression de toutes les réserves pétrolières.














