14 octobre 2008

VARSOVIE, 14 oct 2008 (AFP). La crise financière ne doit pas ralentir les négociations sur un accord de lutte contre le changement climatique ni provoquer un dérapage du processus, a plaidé mardi à Varsovie le plus haut responsable du climat à l’ONU, Yvo de Boer.

« Nous ne pouvons nous permettre de laisser le processus déraper », a-t-il déclaré à l’AFP, en marge des dernières consultations entre une trentaine de ministres avant la conférence de l’ONU sur le climat du 1er au 12 décembre à Poznan, dans l’ouest de la Pologne.

« Les ministres présents ici ont clairement indiqué que la crise financière ne devait pas servir de prétexte pour ralentir notre action contre le changement climatique et qu’il fallait continuer à appliquer ce qui avait été décidé à Bali », en décembre 2007, a-t-il affirmé.

« Pour certains, il est même possible d’agir sur le climat dans un sens qui serve les intérêts économiques actuellement liés à la crise financière », a-t-il ajouté.

« Il y a actuellement un problème sur le marché des capitaux », a-t-il cependant reconnu. « L’argent est là mais il ne sort pas, les banques ne prêtent plus ».

La présidence polonaise des travaux avait suggéré lundi une déclaration commune sur la crise financière mais le projet a finalement été abandonné mardi.

« Nous n’avons pas de temps à perdre à négocier une déclaration sur le sujet. Il nous faut décider des principaux sujets qui seront débattus à Poznan et passer d’une phase d’exploration et de discussion à une phase de réelles négociations autour d’un texte », a-t-il insisté.

La communauté internationale s’est donnée jusqu’en décembre 2009 à Copenhague pour définir un nouveau cadre de lutte contre le changement climatique après l’expiration de la première phase du Protocole de Kyoto en décembre 2012.