JAKARTA, 10 oct 2008 (AFP). La déforestation s’accélère en Papouasie occidentale, qui possède l’une des dernières forêts primaires du monde, a annoncé vendredi Greenpeace, en mettant de nouveau en cause les producteurs d’huile de palme.
L’association écologiste, qui a dépêché dans la région l’un de ses navires, Esperanza, affirme détenir « des preuves récentes d’une conversion massive » de la forêt primaire en zones de plantation de palmiers à huile dans le nord de la partie indonésienne de l’île de Nouvelle-Guinée.
Les sociétés d’huile de palme « ont obtenu des permis pour exploiter des dizaines de milliers d’hectares », la plupart du temps au détriment des propriétaires locaux, a dénoncé Bustar Maitar, responsable de Greenpeace en Asie du sud-est.
L’association réclame de nouveau « un moratoire immédiat » sur ces conversions car « l’extension rapide de ces plantations est actuellement le facteur majeur de déforestation en Indonésie ».
Jakarta avait annoncé en mai que la Papouasie offrait 3 à 4 millions d’hectares de terres susceptibles d’être converties en plantations. Ce développement est jugé nécessaire pour répondre à la hausse de la demande en huile de palme alors que les îles de Sumatra et Kalimantan (partie indonésienne de Bornéo) commencent à être saturées.
L’Indonésie est devenue le premier producteur mondial d’huile de palme, utilisé notamment dans la margarine, le rouge à lèvres, les crèmes glacées ou les biocarburants.














