7 octobre 2008

LISBONNE, 7 oct 2008 (AFP). Le gouvernement portugais a réaffirmé mardi qu’il poursuivrait sa politique de grands travaux, en dépit des appels répétés de l’opposition qui réclame une pause dans les investissements publics en raison de la crise financière.

« Les projets en cours sont structurants et en ce sens, ils vont eux-mêmes augmenter la capacité du pays à réagir aux crises et aider au développement durable », a affirmé à la presse la secrétaire d’Etat aux Transports Ana Paula Vitorino.

Depuis le début de la crise financière, plusieurs responsables de l’opposition ont appelé le gouvernement socialiste de José Socrates à suspendre ses projets de grands travaux: autoroutes dans le nord, TGV Lisbonne-Madrid, métro de Porto, nouvel aéroport etc.

Lundi soir, le président de la Confédération de l’industrie portugaise, Francisco van Zeller, a, à son tour, appelé le gouvernement à « repenser les travaux publics ». « Il faut les revoir, les entreprises qui concourent le reconnaissent déjà, et elles en ont parlé avec le gouvernement, parce qu’elles ne vont pas avoir la capacité de s’endetter », a affirmé M. van Zeller.

Le gouvernement doit présenter le 15 octobre son projet de budget 2009, alors que, selon toutes les prévisions, la croissance du pays (1,5% selon les dernières estimations gouvernementales) devrait être revue à la baisse.

Mardi, le gouverneur de la Banque du Portugal Victor Constâncio a reconnu que « le Portugal n’est pas à l’abri de la crise » et prévenu que, « en 2009, certainement, la croissance au Portugal ne sera pas différente du reste de la zone euro ».

S’exprimant à l’ouverture d’une réunion de représentants des pays lusophones à Lisbonne, M. Constâncio a réaffirmé que le système financier portugais était « moderne et solide ».