BRUXELLES, 2 oct 2008 (AFP). Le président macédonien Branko Crvenkovski s’est dit jeudi prêt à accepter un compromis « équitable » avec la Grèce pour régler le différend autour du nom de la Macédoine, à quelques jours de nouvelles discussions sur le sujet avec le médiateur de l’ONU.
« La République de Macédoine est prête à un compromis équitable qui n’aille pas à l’encontre de notre identité culturelle et nationale et j’espère que la République de Grèce fera (aussi) preuve d’une certaine flexibilité », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Bruxelles.
Le chef de l’Etat, qui s’exprimait après une rencontre avec le commissaire européen à l’Elargissement Olli Rehn, a indiqué que le médiateur de l’ONU sur le dossier, Matthew Nimetz, mènera mardi prochain des consultations pour tenter de faire avancer le dossier.
La Macédoine et la Grèce doivent à cette occasion présenter leurs dernières suggestions sur le dossier, en vue d’élaborer « une proposition finale » de règlement du conflit, a espéré le président macédonien.
Reconnaissant avoir des divergences de vue avec son Premier ministre, Nikola Gruevski, réputé plus intransigeant dans le conflit avec Athènes, il n’a toutefois pas voulu préciser quels pourraient être les contours d’un compromis acceptable à ses yeux.
Le nom de la Macédoine fait objet depuis 1991 d’un différend entre Skopje et Athènes qui bloque la reconnaissance internationale de cette ancienne république yougoslave sous ce nom, estimant qu’il fait partie exclusivement de son patrimoine historique national.
En avril dernier, Athènes a opposé son veto à l’adhésion de la Macédoine à l’Otan tant qu’un nom lui convenant n’aura pas été trouvé.
La Macédoine a été admise à l’ONU en 1993 sous le nom provisoire d' »Ancienne République yougoslave de Macédoine » (ARYM, ou FYROM en anglais).
Skopje a par ailleurs le statut de candidat à l’entrée dans l’UE depuis 2005 mais n’a pas entamé les négociations d’adhésion.
M. Rehn a de nouveau douché les attentes de la Macédoine, estimant que le pays devait encore réaliser des progrès concernant le respect des règles démocratiques pour la conduite des élections notamment.














