1 octobre 2008

PARIS, 1 oct 2008 (AFP). Quatre nouveaux pays, « le Maroc, l’Arménie, l’Estonie et Oman, viennent de rejoindre le Partenariat » pour l’énergie nucléaire globale (GNEP), a annoncé mercredi le ministre du Développement durable, Jean-Louis Borloo, lors d’une conférence de presse.

Le « Partenariat » a été lancé par les Etats-Unis en février 2006 afin de promouvoir l’énergie nucléaire pacifique tout en s’engageant contre la prolifération d’armes nucléaires, notamment en Iran.

L’idée du GNEP, qui compte 25 membres, est de doter les pays participants des substances nécessaires pour produire de l’énergie nucléaire, telles que l’uranium et de les aider à installer des réacteurs ne présentant pas de danger de prolifération.

La Chine, la France, la Russie, le Japon et l’Italie, mais aussi la Bulgarie, le Ghana, la Jordanie, la Pologne, l’Ukraine ou le Kazakhstan font également partie du GNEP.

« Ce qui nous rassemble aujourd’hui plus que tout c’est de développer des énergies alternatives aux énergies fossiles », car « nos choix énergétiques d’aujourd’hui détermineront le climat de demain », a précisé M. Borloo.

Toutefois, le nucléaire, pour être « accepté », se doit d’être « exemplaire » du point de vue de la sécurité et de l’environnement.

Le ministre britannique de l’Energie, Malcom Wicks, a pour sa part déclaré que l’énergie nucléaire devrait faire « part du mix énergétique » de son pays « dans un avenir proche », même si ce n’était pas « la seule cartouche » pour lutter contre le changement climatique.

« Nous assistons clairement à une renaissance du nucléaire », comme en témoigne « le nombre exponentiel de nouveaux réacteurs en train d’être construits », a-t-il ajouté.

Il a toutefois reconnu « les dangers substantiels » liés à l’énergie atomique, notamment le problème des déchets nucléaires, invitant le GNEP à développer un groupe de travail sur la gestion de ces déchets.