LES SABLES D’OLONNE (Vendée), 23 sept 2008 (AFP). La station balnéaire vendéenne des Sables d’Olonne, qui manque de place dans son port de plaisance, a décidé de s’équiper d’un port à sec entièrement automatisé, une première en Europe selon la municipalité.
Ce projet de 12 millions d’euros pourra accueillir 480 bateaux à moteur de 6 à 10 mètres et de moins de dix tonnes, qui pourront être automatiquement mis à l’eau ou sortis en sept minutes, selon Yves Roucher, premier adjoint de la mairie des Sables d’Olonne chargé du dossier.
Le futur équipement, pour lequel les appels d’offres seront prochainement lancés, devrait être autofinancé à plus de 80% par la vente des places, selon la municipalité.
Cédées pour 25 ans, les places coûteront jusqu’à 37.674 euros pour un bateau de 8 à 10 mètres, contre environ 40.000 euros dans le port à flot de la ville, a précisé mardi M. Roucher à l’AFP.
Déjà utilisé aux Etats-Unis, le dispositif allie la capacité de stockage d’un parking aérien à la simplicité d’utilisation d’un distributeur automatique, selon ses promoteurs: sept jours sur sept et 24 heures sur 24, le propriétaire d’un bateau pourra, avec une carte magnétique et un code, faire mettre automatiquement son bateau à flot où le ranger à sa place.
Il pourra également commander à distance –par internet ou téléphone– la mise à l’eau, une opération qui ne devrait pas prendre plus de sept minutes grâce à trois robots et trois ponts roulants travaillant simultanément.
Du personnel restera toutefois disponible pour éviter tout incident au moment de la mise à flot ou de la sortie de l’eau.
Ce port à sec, aux normes Haute qualité environnementale (HQE), sera construit au bord du bassin de l’actuel « Port Olona », le port de plaisance des Sables d’Olonne, d’une capacité de plus de 1.500 places.
Un espace d’un hectare a été libéré par la ville pour le projet, qui permettra de n’occuper que 20 m2 en moyenne par bateau, cinq à dix fois moins que dans un port à flot, selon la municipalité qui espère mettre cet équipement en chantier fin 2009 ou début 2010.
« Il y aura trois tranches de 160 bateaux, et nous devons vendre la première tranche pour commencer les travaux », a précisé M. Roucher.














