MADRID, 22 sept 2008 (AFP). La ministre espagnole de l’Environnement Elena Espinosa a réaffirmé lundi que la sortie de l’Espagne de l’énergie nucléaire ne faisait pas l’objet d’un débat au sein du gouvernement socialiste, et a dit dans un entretien au journal El Pais sa foi dans les énergies renouvelables.
Interrogée sur l’éventuelle nécessité de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires espagnoles, que le gouvernement veut laisser mourir de leur belle mort, la ministre a répondu: « c’est un thème qui ne fait pas débat ».
L’Espagne compte actuellement huit centrales nucléaires en fonctionnement, générant environ 22,8% de la production espagnole d’électricité, alors que la part du nucléaire en France approche les 80%.
Le gouvernement socialiste a répété à plusieurs reprises qu’il n’a pas l’intention de relancer la filière nucléaire et compte pour cela utiliser les centrales actuelles jusqu’à la fin de leur vie industrielle et ne pas en construire de nouvelles, malgré certaines dissensions.
Certains experts estiment qu’il va être nécessaire de prolonger la vie de ces centrales et que l’Espagne aura du mal à se passer d’énergie nucléaire.
Mme Espinosa s’est réjoui que « pour la première fois, en 2007, la production d’énergies renouvelables a dépassé l’énergie nucléaire. Cela nous confirme que nous allons dans la bonne direction et que nous parions sur les renouvelables ».
L’Espagne est notamment un des leaders mondiaux en matière de production d’énergie éolienne.














