18 septembre 2008

ROME, 18 sept 2008 (AFP). « Rien n’est arbitré » en faveur de l’extension du bonus-malus à de nouvelles familles de produits, a déclaré jeudi le Premier ministre François Fillon, en marge d’un déplacement à Rome.

Le Premier ministre a également regretté « un peu de précipitation dans la communication » sur ce sujet. « Ce n’est pas très raisonnable », a-t-il estimé.

« Il n’y a pas d’arbitrage. Il n’y a aucune liste » pour l’extension du dispositif à de nouveaux produits, a indiqué M. Fillon à la presse dans l’avion qui l’amenait à Rome.

« Cela viendra quand on aura fini d’évaluer » l’impact d’une telle extension, a-t-il ajouté.

« S’il y a un bonus-malus à l’avenir, j’ai dit à Jean-Louis Borloo (le ministre du développement durable, ndlr) qu’il devrait être structurellement équilibré », a-t-il poursuivi.

A propos du bonus-malus en vigueur depuis le 1er janvier sur les voitures, M. Fillon a jugé qu’il s’agissait d’une « bonne expérience ».

« Le bonus-malus automobile, c’est très bien. Ce n’est pas une taxe, plutôt une subvention. On est en train d’en évaluer les impacts », a-t-il indiqué, laissant entendre qu’il faudrait le faire évoluer ultérieurement en déplaçant le curseur.

Actuellement, les voitures qui émettent moins de 130 grammes de CO2/km bénéficient du bonus et au-delà de 160 gr sont soumises à un malus.

M. Borloo entend étendre ce dispositif, qui vise à encourager la production et la consommation de produits vertueux et énergétiquement sobres, à de nouvelles familles de produits dont la liste n’a pas été arrêtée.

Le ministre espérait mercredi lancer le premier bonus-malus d’ici la fin de l’année ou début 2009.