18 septembre 2008

OSLO, 18 sept 2008 (AFP). Les revendications territoriales dans l’Arctique doivent être avancées dans le strict cadre du droit de la mer déjà existant, a estimé jeudi la Norvège, réagissant à la volonté de la Russie de délimiter son espace maritime dans la région.

« Norvège et Russie partagent jusqu’à présent des positions très proches, à savoir le recours au droit de la mer et aux principes en vigueur », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Jonas Gahr Stoere lors d’un point de presse.

« J’imagine que c’est aussi à la base de son raisonnement lorsque (le président russe Dmitri Medvedev) dit que la Russie travaille sur cette question », a-t-il ajouté.

Mercredi à Moscou, M. Medvedev avait demandé l’élaboration d’une loi « pour tracer la frontière extérieure du plateau continental » de son pays « afin de garantir à long terme les intérêts nationaux de la Russie dans l’Arctique ».

Cette région très convoitée par les cinq pays riverains (Etats-Unis, Russie, Canada, Norvège et Danemark) pourrait receler 13% des réserves de pétrole et 30% des réserves de gaz naturel non-découvertes de la planète, selon les géologues américains de l’USGS.

Une Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 permet à un pays ayant une façade maritime d’étendre ses droits pour l’exploitation des ressources naturelles de 200 milles à 350 milles s’il peut prouver que cette extension constitue « la prolongation naturelle du plateau continental ».

« Jusqu’à présent, les Russes ont très minutieusement documenté leurs revendications », a affirmé M. Stoere.

« Ce serait peu sage d’utiliser d’autres moyens que ceux que le droit de la mer nous donne. Je présume que la Russie s’y tiendra et je n’ai aucune raison de croire autre chose », a-t-il dit.