PARIS, 18 sept 2008 (AFP). Le Medef a fait part jeudi de son « irritation » face au débat sur l’extension du bonus-malus écologique qui « part dans tous les sens » et qui est caractérisé selon lui par un manque de concertation avec les secteurs concernés.
« Voir le gouvernement et la majorité qui jouent au ping-pong sur des sujets qui sont aussi importants pour certains industriels c’est irritant », a déclaré Jean-Pierre Clamadieu, responsable du développement durable au sein de la fédération patronale.
« Il y a une réaction d’irritation et d’énervement de voir le débat partir dans tous les sens », a-t-il ajouté au cours d’un point de presse, dénonçant « un énorme désordre en termes de communication ».
« Le fonctionnement gouvernemental sur ce sujet n’est pas du tout satisfaisant », a-t-il ajouté.
« Il y a une concertation complètement éparpillée, cela contribue aussi à un espèce de bruit de fond désagréable », a-t-il dit, estimant que « la volonté de secret » ne devait pas empêcher la concertation.
Le ministère de l’Ecologie a catégoriquement démenti mercredi une information du quotidien Le Parisien sur l’instauration d’un système de bonus-malus sur les tarifs d’électricité.
L’extension du bonus-malus – en place sur l’automobile depuis le 1er janvier 2008 – à d’autres familles de produits alimente depuis plusieurs semaines les interrogations sur fond de bataille d’arbitrage entre les services du Budget et ceux du ministère de l’Ecologie.
Le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo ne souhaite pas communiquer la liste des produits concernés – toujours en cours d’élaboration – afin d’éviter que cela n’entraîne des effets contraires sur le marché.
L’annonce fin 2007 du futur bonus-malus automobile avait provoqué dans un premier temps une brusque hausse des ventes des voitures polluantes, certains constructeurs automobiles ayant fait campagne pour inciter les acheteurs potentiels à passer à l’acte avant l’entrée en vigueur du malus au 1er janvier 2008.














