ABIDJAN, 11 sept 2008 (AFP). Plus de 300.000 hectares de forêts disparaissent chaque année en Côte d’Ivoire à cause de « l’exploitation abusive » et illégale du bois, a indiqué jeudi un responsable de la Société ivoirienne de développement des plantations forestières (Sodefor, publique).
« Chaque année, ce sont plus de 300.000 hectares de forêts qui disparaissent », en raison notamment de « l’exploitation abusive » du bois, a affirmé un responsable de la Sodefor, Ouallou Kolou, lors d’une conférence de presse.
Cette exploitation abusive est liée soit à la production de charbon, soit à des coupes d’arbres pour l’exportation d’essences précieuses.
Ce responsable s’exprimait en prélude à un Atelier international sur les innovations dans l’industrie des forêts tropicales et des produits forestiers (AIFORT), prévu du 22 au 25 septembre à Abidjan et dont il sera le commissaire principal.
Le 15 février, la Sodefor avait déploré des pertes de 186 milliards de FCFA (283 M EUR) en cinq ans de crise, attribuées à l’exploitation illégale de la forêt dans les zones sous contrôle de l’ex-rébellion (nord).
La société a également annoncé le lancement dans le nord du pays d’une opération de reboisement avec l’appui du Programme national de réinsertion et de réhabilitation communautaire (PNRRC) qui doit mettre à la disposition de la Sodefor une partie des ex-combattants dans le cadre de la sortie de crise ivoirienne.
La Côte d’Ivoire, qui comptait 16 millions d’hectares de forêts dans les années 60, n’en compterait plus que 6 millions aujourd’hui, selon des chiffres officiels. Ces forêts renferment des bois précieux (iroko, acajou, bahia…).
La culture du cacao, dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial avec 40% des parts de marché, se pratique souvent en zones forestières, accentuant la déforestation.














